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Ce n’est pas le choix des paresseux, c’est le choix des courageux

Travaillant comme monteur sur la chaîne canadienne TVA Québec, Denys Gosselin, souffrant d’obésité, a décidé d’en finir avec ce qu’il qualifie de « moins drôle » en évoquant son quotidien.

C’est ainsi qu’après plus de trois années de démarches en vue d’une chirurgie d’obésité, il a subi cette intervention de réduction de l’estomac le 22 janvier dernier.

« Cela a été long, il a fallu que l’on vérifie partout : si le cœur est correct, si le foie, les reins, tout fonctionne comme il faut, si je suis diabétique, etc. »

Pesant 147 kg, il présente effectivement quelques soucis de santé dont un diabète, du cholestérol, de l’hypertension artérielle et des apnées du sommeil.

Son chirurgien lui a clairement signifié avant l’intervention que l’investissement personnel dans cette procédure était important et lourd : « Cela demande un investissement sérieux et permanent pour ceux qui s’embarquent là-dedans. Et d’ajouter, ce n’est pas le choix des paresseux, c’est le choix des courageux.

J’ai vu des gens venir dans mon cabinet et dire que, de toute façon, ils n’ont plus de vie et que mourir durant l’intervention leur importait peu, réclamant l’intervention coûte que coûte, celle-ci étant, selon leurs termes, leur dernière chance ».

Le chirurgien explique que « c’est une question de qualité de vie, d’être capable de lacer ses chaussures, d’enfourcher une bicyclette, de passer aisément par le tourniquet à l’épicerie. C’est réellement cela, l’objectif de ces gens. Ce n’est pas leur cholestérol ou leur glycémie. Ce sont, ultimement, des bonus si tout se passe bien ».

Le cas de Denys Gosselin confirme cet état de fait, disant lui-même : « Il faut arriver à une condition de vie où l’on est bien. Pouvoir aisément prendre l’avion, passer par les tourniquets à l’aéroport, autrement c’est moins drôle. J’aimerais passer comme tout le monde. J’ai un seul magasin où je peux aller m’habiller ».

C’est ce ressenti au quotidien qui conduit les personnes souffrant d’obésité à la chirurgie bariatrique, cherchant à retrouver un confort de vie dont le surpoids les a privés. Une préoccupation qui dépasse largement les considérations esthétiques.

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